Et si finalement, l’ex Président burkinabe Blaise Compaoré n’était pas l’assassin présumé du défunt Président Thomas Sankara.

Certes, le continent africain est indiscutablement riche en coups d’Etat militaires, puisqu’on en recense environ 67 depuis les années de la décolonisation. Ces putschs qui effectivement font basculer le pouvoir, ne sont heureusement pas tous sanguinaires.

Il demeure cependant que les conditions exactes dans lesquelles ils se déroulent ne sont souvent pas claires, et c’est précisément le cas pour les coups d’Etat dont furent victimes les défunts Présidents Thomas Sankara du Burkina Faso, et Laurent Désiré Kabila de la République Démocratique du Congo (RDC), pour ne citer que ces deux Présidents.

En Afrique, il est aussi de règle que les auteurs des coups d’Etat qu’ils soient sanguinaires ou non, s’emparent toujours immédiatement du pouvoir, et annoncent officiellement leur exécution d’abord pour se justifier devant l’opinion internationale, ensuite pour se faire reconnaître en tant que nouveau dirigeant du pays.

Est-il encore utile de rappeler que c’est ce qui se passa au Togo, quand le 13 janvier 1963, l’ancien sergent de l’armée française Etienne Gnassingbe Eyadema, assassina le premier Président togolais démocratiquement élu en substance Sylvanus Olympio et prit le pouvoir ? Voir la suite