L’ex-Président burkinabè Blaise Compaoré, serait-il la première victime de la fin de la Françafrique ?

Mourir au pouvoir, un pouvoir perçu par certains comme un fonds de commerce personnel, familial, clanique ou ethnique, était devenu une devise pour une majorité des dirigeants africains, exception faite à ceux de quelques rares Etats tels le Sénégal, le Ghana, le Nigéria ou la République Sud-africaine depuis l’avènement de l’icône Nelson Mandela.

 

Pour maintenir un tel sinistre et cynique statut qui du reste, a sérieusement ruiné économiquement et socialement l’Afrique noire, les dirigeants africains violaient régulièrement et grossièrement leurs constitutions, en modifiant essentiellement les articles susceptibles de limiter leurs mandats aux pseudo-élections gagnées d’avance, la corruption et l’appui militaire y aidant.

 

Pendant longtemps, l’Occident avait sciemment fermé les yeux, laissant ainsi les Africains s’embrouiller dans cette obscure pratique politique anti nationale et inhumaine, s’illustrant quotidiennement par une paupérisation et une violence d’une rare intensité.

 

C’est justement dans ce dangereux contexte que l’ex Président Blaise Compaoré, après 27 ans de pouvoir sans partage depuis l’assassinat du Président Thomas Sankara le chantre du panafricanisme le 15 octobre 1987, tenta comme il en avait l’habitude et contre vents et marées, de modifier l’article 37 de la constitution burkinabè limitant l’élection présidentielle à deux mandats successifs.

 

 

Sincèrement, comment Compaoré le sage, le grand négociateur africain, aurait-il souhaité briguer un cinquième mandat dans une telle poudrière sans se poser des questions ? Ne dit-on pas qu’un bon politicien ouvre sa fenêtre, sent le vent, voit son sens et reconnaît la bonne direction ?    Voir la suite